| Photo 5 : L'Intérimaire, 1982 |
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Je n’étais plus celle d’avant, mais n’étais pas encore dépouillée de mon ancienne peau, de mes blocages. On me reconnaissait dans la rue, on me parlait, on me demandait ma signature, aussi étais-je flattée, mais trop souvent maladroite et agressive. Les articles tombaient dans toute la presse, j’étais invitée à la radio et chez des célébrités. Pendant des mois, les ventes se multipliaient. Le pire était que, pour me débarrasser par l’écriture, du personnage faux que j’avais joué toute ma jeunesse, je me mettais à en jouer un autre qui se voulait triomphant. C’était tout aussi faux, j’étais déchirée, en pleine rupture avec mes racines. Ma grand-mère a refusé de me revoir avant de mourir. Brigitte Lozerec'h, 2009 |




Lorsque mon tour est arrivé d’être publiée, au bout d’une dizaine d’années de tâtonnements dans l’écriture, je n’ai pas su m’adapter au personnage que j’étais devenue du jour au lendemain, après l’émission « Apostrophes » de Bernard Pivot.