Zones de turbulences Imprimer Email
zones de turbulencesElle avait capté l'échange de regards profond et riche, elle avait découvert leur harmonie. De part en part une douleur la traversa. Si vive qu'elle perdit la vue comme si elle avait fixé le soleil… Elle comprit tout, tout, tout, jusqu'à l'intolérable… Elle revit toute sa vie à l'écart des grandes personnes, humiliée par sa propre mère.


Amoureuses d'un même homme, une mère et sa fille s'affrontent dans un duel âpre et silencieux. Ici, comme toujours chez Brigitte Lozerec’h, la passion, les passions sont violentes, mais quoi de plus ravageur que l'amour bafoué ? Quoi de plus extrême que le besoin de liberté et la soif de revanche ? L’auteur de L’Intérimaire ne cesse d’écrire sous haute tension, et ce nouveau livre nous touche à vif.

Texte de présentation de l'éditeur. Couverture de l'édition originale.

 

Critique

André Brincourt, 25 février 1994, Le Figaro littéraire.

Brigitte Lozerec’h a le don d’apporter les vraies nuances aux sentiments les plus noirs. On se croirait dans un roman de Mauriac. Nulle caricature, c’est la vérité même qui met les âmes et les corps à nu. D’où les bons effets de bascule dans le récit. Car nous allons vite apprendre que ce sont les filles émancipées qui éduquent, lorsqu’il en est encore temps, leur mère. Je laisse au lecteur le soin de découvrir comment et pourquoi Elisabeth prendra ses envols, et voudrais rassurer l’auteur sur l’inquiétude que semble, à deux reprises, lui inspirer ce drame à la fois bourgeois, sexuel, familial et aérien : il ne s’agit ni d’une « mauvaise pièce de boulevard » (comme elle le craint p. 57), ni « roman de gare » (comme elle le suppose p. 238). Cela tient à la justesse d’observation. (…) Brigitte Lozerec’h est experte en un genre qui, lorsqu’il ne triche pas, mérite d’être toujours défendu contre les attaques aussi perverses que surannées de la nouvelle critique.

Mot de l'auteur

Mes souvenirs parmi les « avionneux », qui quittaient leur vie de pilote de ligne pour plonger les doigts dans les moteurs des vieux engins et racontaient le ciel ou les boulons avec la même passion, a nourri ce roman situé dans l’année 1954. Il se termine sur la chute de Dien Bien Phu. Le premier de mes ouvrages qui m’a demandé de faire des recherches, ce qui m’a ouverte à d’autres horizons.
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